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  SYNOPSIS

Mine de Bouzhanska, dans la campagne ukrainienne.

Une cérémonie aux allures de kermesse, désuète, amusante. Puis très vite la violence d’un univers carcéral où chacun trouve refuge derrière un numéro de matricule, comme un porte-bonheur qui, peut-être, permettra de survivre au chaos.

Une plongée dans les entrailles de la terre qui dévore ses enfants en même temps qu’elle les nourrit, les réchauffe et les éclaire. On a du mal à croire que de ce monde étriqué, oppressant, sans air, sans lumière et sans espace, envahi de métal, de poussière et d’hommes rampants, courbés en deux, puisse sortir quelque chose qui ait à voir avec la lumière.

Ce film est une expérience. Il parle de l’enfermement, tant physique que mental, de la brutalité, de la peur, de cette forme d'animalité que l'on trouve dans l'isolement groupé non volontaire. Il parle de nos zones d'ombres, d'un inconfort physique tel que l'esprit se met en sommeil, que tout désir est anesthésié. Il parle sans vocabulaire de la littérature russe. Il est noir mais pas désespéré.

Une fête, quelques ballons, du jaune et du bleu, une parenthèse dans la vie de ces hommes. Une fleur, une médaille : le salaire de la peur. Mais l’air est-il vraiment plus respirable en surface ?